Gilda Cersosimo, la joie plus forte que la maladie

À l’occasion du jour de sa naissance, le 13 avril, découvrez l’histoire inspirante de l’Italienne Gilda Cersosimo (2004-2022) : une jeune fille à la joie communicative, qui a traversé la maladie avec une profonde espérance et une foi exemplaire.
Il existe des vies très brèves mais qui laissent derrière elles un témoignage lumineux. Celle de Gilda Cersosimo, morte à 17 ans après un combat difficile contre le cancer, fait partie de ces existences qui marquent profondément ceux qui les ont croisées. Durant sa maladie, loin de se renfermer et de sombrer dans le désespoir, Gilda aura choisi la joie, en s’ouvrant davantage aux autres, en multipliant les éclats de rire et même les moments de fête autour d’un piano dans les couloirs de l’hôpital.
Une jeune fille pleine de vie
Née à Turin en Italie le 13 avril 2004, Gilda Cersosimo grandit dans une famille aimante, qui lui transmet les valeurs chrétiennes. Elle fréquente l’église, le catéchisme et les scouts. À 13 ans, sa vie de foi s’approfondit lorsqu’elle rejoint un groupe d’apostolat très original, la Turris Eburnea, qui associe prière et élégance, en organisant des défilés de mode et des rencontres spirituelles. Là, elle vit un vrai chemin de croissance humaine et spirituelle, apprenant à habiter sa féminité à la lumière de l’Évangile.

Sa cascade de boucles blondes encadre un visage toujours souriant et lumineux. Ceux qui la connaissent sont frappés en effet par sa joie de vivre, sa force de caractère et son humour, qui lui permet de voir le côté comique des situations. “Gilda avait vraiment cette capacité d’être joyeuse. Elle faisait toujours des blagues”, racontent ses parents Paola et Pasquale à Aleteia. “Même durant les deux années de sa maladie, elle a gardé le sourire. Elle n’a jamais désespéré, même lorsqu’elle a perdu ses longs cheveux et ses sourcils — ce qui est pourtant très difficile pour une jeune fille.”
Dans l’épreuve de la maladie
À la suite d’une IRM réalisée pour des douleurs dorsales persistantes, le diagnostic tombe : un sarcome d’Ewing, un cancer rare des os. C’était le 12 mars 2020. Peu après l’annonce, Gilda découvre un piano dans le couloir de l’hôpital et commence à jouer. Ses parents se tiennent derrière elle, avec le cœur lourd à cause du diagnostic que l’oncologue vient de leur annoncer. Mais une fois encore, Gilda veut transmettre de la joie et de la sérénité.

Les deux années qui suivent sont marquées par treize hospitalisations pour des chimiothérapies, une autogreffe et 36 séances de radiothérapie. Pourtant, malgré l’épreuve, Gilda entraîne ceux qui l’entourent dans une joie étonnante. Grâce à sa force de caractère et à son extraordinaire volonté de vivre, elle prend des cours de chant, danse dans sa chambre d’hôpital, organise des fêtes en jouant du piano dans son service avec d’autres jeunes patients, médecins et infirmières, et profite de la fin de chaque hospitalisation pour prendre son vélo et se balader avec ses amis.
“La prière est une arme”
Tout au long de sa maladie, la foi est pour Gilda une force intérieure essentielle. Elle garde précieusement le chapelet offert par sa grand-mère et place une statue de la Vierge Marie près de son lit d’hôpital pour qu’elle puisse veiller sur elle. “Gilda disait souvent que la prière était une arme, et qu’elle l’avait profondément aidée intérieurement”, confient ses parents. Le père Ezio Risatti, qui l’a accompagnée à la fin de sa vie, a aussi été marqué par sa maturité spirituelle : “Gilda a montré une croissance spirituelle extrêmement rapide. Elle vivait particulièrement deux vertus : la foi et l’espérance”. Lors de sa dernière communion, sa mère se souvient : “Gilda s’est tournée vers moi avec deux yeux qui riaient d’une manière extraordinaire et m’a dit “Maintenant, je suis vraiment heureuse””. C’était comme si à cet instant, elle avait déjà entrevu ce qu’il l’attendait là-haut.

Une lumière qui continue
Gilda s’éteint le 24 janvier 2022, à l’âge de 17 ans. Le jour de ses funérailles, l’église est comble et plusieurs salles sont ouvertes pour accueillir tous ceux qui sont venus lui rendre hommage et prier. “Je ne sais pas quels sont les projets du Seigneur. Le jour des funérailles, nous avons vécu une messe de résurrection. Le prêtre a même dû porter la communion à un kilomètre de l’église. Il y avait beaucoup de jeunes qui se sont agenouillés au moment de la consécration, et je ne pense pas que tous étaient habitués à la messe”, raconte sa mère Paola.
Depuis son départ au Ciel, les témoignages de nombreuses personnes sont arrivés, racontant comment la vie de Gilda les avait aidés à traverser l’épreuve ou à raviver leur foi. Plusieurs prêtres et proches ont encouragé la famille à recueillir ces témoignages en vue d’une éventuelle ouverture d’un procès en béatification cinq ans après sa mort, comme le demande l’Église catholique. Quoi qu’il advienne, pour ceux qui l’ont connue, une chose demeure déjà certaine : au cœur de la souffrance, Gilda Cersosimo a témoigné que la joie, la foi et l’espérance peuvent être plus fortes que la maladie.
Source: https://fr.aleteia.org/2026/04/12/gilda-cersosimo-la-joie-plus-forte-que-la-maladie/